Scolaxy Le plaisir de comprendre
Un Sefer Torah ouvert, entouré de sept cercles de danse, et un nuage de pluie.

Chemini Atséret et Sim’hat Torah

Après Souccot, deux jours de fête terminent le mois de Tichri : on prie pour la pluie, puis on danse avec la Torah, on la termine… et on la recommence aussitôt.

CE2

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Chemini Atséret, la fête de clôture

Chemini Atséret arrive juste après les sept jours de Souccot. Chemini veut dire « huitième », et atséret veut dire « clôture ».

C’est la fête qui clôt, c’est-à-dire qui termine, la fête de Souccot.

La prière de la pluie

À Chemini Atséret, on dit une prière spéciale : la tefila de la pluie. On demande à Hachem de faire tomber la pluie pendant l’hiver.

À partir de ce jour, on ajoute une phrase dans la prière de la Amida : Machiv harouah oumorid haguéchem.

Cette phrase veut dire : « Il fait souffler le vent et tomber la pluie. »

Sim’hat Torah, la joie de la Torah

Le deuxième jour, c’est Sim’hat Torah. Sim’ha veut dire joie : c’est la joie de la Torah.

Le soir, à la prière de Arvit, on sort tous les Sifrei Torah de l’arche. On tourne sept fois en dansant avec eux. Ces sept tours s’appellent les sept hakafot.

Le lendemain matin, à la prière de Cha’harit, on recommence les hakafot.

Finir la Torah et la recommencer

Ce jour-là, on lit la dernière paracha de la Torah : Vezot Habrakha, à la fin du livre de Devarim. Celui qui la lit s’appelle le Hatan Torah.

Tout de suite après, on recommence la Torah au début, avec la paracha Béréchit. Celui qui la lit s’appelle le Hatan Béréchit.

On ne s’arrête pas entre les deux, pour montrer que la Torah est infinie : on n’a jamais fini de l’étudier.

Les mots en hébreu

En françaisEn hébreuOn prononce
la fête de clôture de Souccotשְׁמִינִי עֲצֶרֶתChemini Atséret
la joie de la Torahשִׂמְחַת תּוֹרָהSim’hat Torah
les tours dansés avec la Torahהַקָּפוֹתhakafot
les rouleaux de la Torahסִפְרֵי תּוֹרָהSifrei Torah
celui qui lit la fin de la Torahחֲתַן תּוֹרָהHatan Torah
celui qui recommence la Torahחֲתַן בְּרֵאשִׁיתHatan Béréchit
la dernière paracha de la Torahוְזֹאת הַבְּרָכָהVezot Habrakha
la prière où l’on ajoute la phrase de la pluieעֲמִידָהAmida
Il fait souffler le vent et tomber la pluieמַשִּׁיב הָרוּחַ וּמוֹרִיד הַגֶּשֶׁםMachiv harouah oumorid haguéchem

Les deux Hatanim

Qui ?Ce qu’il litOù dans la Torah
le Hatan TorahVezot Habrakhatout à la fin, dans le livre de Devarim
le Hatan BéréchitBéréchittout au début de la Torah

Ne confonds pas les deux jours

Le jourCe que l’on fait
Chemini AtséretOn termine Souccot et on dit la prière de la pluie.
Chemini AtséretOn commence à dire « Machiv harouah oumorid haguéchem ».
Sim’hat TorahOn danse sept hakafot avec tous les Sifrei Torah, le soir et le matin.
Sim’hat TorahLe Hatan Torah termine la Torah et le Hatan Béréchit la recommence.

Exemple corrigé

Pourquoi lit-on Béréchit juste après avoir fini la Torah ?

Pour montrer que la Torah est infinie.

Je cherche dans la leçon. Le Hatan Torah lit la fin, Vezot Habrakha. Le Hatan Béréchit lit le début tout de suite après. On ne laisse aucun temps sans Torah : son étude ne s’arrête jamais.

À ton tour : combien de hakafot fait-on, et à quelles prières ? Réponse : sept hakafot, le soir à Arvit, puis encore le matin à Cha’harit.

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