Le plaisir de comprendre
L’histoire de Yona
Un prophète qui s’enfuit, une tempête, un grand poisson et une ville entière qui change : voici l’histoire de Yona, que l’on lit l’après-midi de Yom Kippour.
CE2
Qui est Yona ?
Yona est un tsaddik, c’est-à-dire un juste. Il est aussi un navi : un prophète, à qui Hachem parle.
Il vit à l’époque du Beit Hamikdach, le Temple de Jérusalem.
Loin de là se trouve une très grande ville : Ninvé. Ses habitants sont des rechaïm, des méchants. Ils se conduisent très mal.
Les mots de l’histoire
| Ce qu’il veut dire | En hébreu | On prononce |
|---|---|---|
| le prophète de l’histoire | יוֹנָה | Yona |
| un juste | צַדִּיק | tsaddik |
| un prophète | נָבִיא | navi |
| le Temple de Jérusalem | בֵּית הַמִּקְדָּשׁ | Beit Hamikdach |
| des méchants | רְשָׁעִים | rechaïm |
| le repentir | תְּשׁוּבָה | techouva |
| la ville où Hachem envoie Yona | נִינְוֵה | Ninvé |
| la ville vers laquelle Yona s’enfuit | תַּרְשִׁישׁ | Tarchich |
| la prière de l’après-midi | מִנְחָה | Minha |
La mission et la fuite
Hachem demande à Yona d’aller à Ninvé. Il doit prévenir les habitants : s’ils ne font pas techouva, leur ville sera détruite.
Mais Yona ne veut pas y aller. Il s’enfuit et monte sur un bateau qui part dans l’autre direction, vers Tarchich.
La tempête
Hachem envoie une grande tempête. Le bateau risque de se briser.
Les marins ont très peur. Ils prient, puis ils jettent des objets à la mer pour alléger le bateau. Pendant ce temps, Yona dort dans la cale, au fond du bateau.
Les marins tirent au sort pour savoir à cause de qui la tempête est arrivée. Le sort tombe sur Yona.
Yona leur dit : « Jetez-moi à la mer, et la tempête s’arrêtera. »
Les marins ne veulent pas lui faire de mal. Ils le descendent d’abord à moitié dans l’eau : la tempête s’arrête. Ils le remontent : elle recommence. Ils comprennent alors et le jettent à la mer. Aussitôt, la mer se calme.
Dans le grand poisson
Hachem envoie un grand poisson, qui avale Yona.
Yona reste dans le poisson trois jours et trois nuits. Là, il prie Hachem de tout son cœur.
Hachem ordonne alors au poisson de recracher Yona sur la terre ferme.
À Ninvé
Cette fois, Yona obéit. Il va à Ninvé et il annonce : « Dans quarante jours, Ninvé sera détruite ! »
Les habitants l’écoutent. Ils regrettent leurs mauvaises actions et ils font techouva. Hachem leur pardonne, et la ville n’est pas détruite.
L’histoire en dix étapes
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| 1 | Hachem demande à Yona d’aller prévenir Ninvé. |
| 2 | Yona s’enfuit en bateau vers Tarchich. |
| 3 | Hachem envoie une grande tempête. |
| 4 | Les marins prient et jettent des objets à la mer ; Yona dort dans la cale. |
| 5 | Les marins tirent au sort : le sort tombe sur Yona. |
| 6 | Yona dit : « Jetez-moi à la mer. » |
| 7 | Les marins jettent Yona, et la mer se calme. |
| 8 | Un grand poisson avale Yona pendant trois jours et trois nuits. |
| 9 | Yona prie, et le poisson le recrache sur la terre. |
| 10 | Yona va à Ninvé, et les habitants font techouva. |
Les nombres à retenir
| Le nombre | Ce qu’il compte |
|---|---|
| 3 | Yona passe trois jours et trois nuits dans le poisson. |
| 40 | Ninvé avait quarante jours avant d’être détruite. |
Ce que l’histoire nous apprend
Hachem accepte la techouva de chacun. Même les habitants de Ninvé, qui étaient des rechaïm, ont été pardonnés quand ils ont changé.
C’est pour cela que l’on lit l’histoire de Yona à Minha, l’après-midi de Yom Kippour, le jour du pardon.
Exemple corrigé
Pourquoi la tempête s’arrête-t-elle quand Yona est jeté à la mer ?
Parce que la tempête était là à cause de Yona, qui fuyait la mission de Hachem.
Je cherche dans l’histoire. Hachem a envoyé la tempête après la fuite de Yona. Le sort est tombé sur lui, et Yona l’a dit lui-même aux marins. Quand il quitte le bateau, la mer n’a plus de raison d’être agitée.
À ton tour : pourquoi Ninvé n’est-elle pas détruite au bout des quarante jours ? Réponse : parce que ses habitants ont fait techouva, et Hachem leur a pardonné.
La leçon est comprise ?
Place aux exercices !
Entraîne-toi sans compte
Exercices en accès libre, sans inscription.