Le plaisir de comprendre
Unité et diversité des individus : caractères, ADN, gènes et allèles
Pourquoi les individus d’une même espèce se ressemblent-ils tout en étant tous différents ? Apprends les définitions du bilan par cœur, puis suis les activités de la séquence : les caractères, l’hérédité, l’environnement, la souris et Dolly, la transgénèse, et les allèles des groupes sanguins, avec toutes les réponses attendues.
4e · 3e
La question de la séquence
Thème : le vivant et son évolution. Séquence 1 : unité et diversité des individus au sein des espèces.
Dans ta vie de tous les jours, tu reconnais au premier coup d’œil un être humain parmi les chiens, les chats, les chevaux ou les plantes. Dans la cour, tu reconnais aussi chacun de tes camarades. Chez l’espèce humaine, Homo sapiens, comme chez toute espèce, il existe des ressemblances et des différences entre les individus, y compris à l’intérieur d’une famille.
Les questions de la séquence : qu’est-ce qui permet d’identifier un individu comme appartenant à une espèce ? Comment met-on en évidence un caractère héréditaire ? Comment l’environnement modifie-t-il les caractères ? Où se trouve l’information héréditaire dans la cellule ? Qu’est-ce qui la porte dans le chromosome ? Comment un seul gène peut-il donner plusieurs phénotypes ?
La réponse à retenir : tous les individus d’une espèce ont les mêmes caractères spécifiques (l’unité) et des variations individuelles (la diversité). L’information héréditaire est dans le noyau de chaque cellule, portée par les chromosomes, faits d’ADN. Un gène est un morceau d’ADN qui porte l’information d’un caractère ; il existe en plusieurs versions, les allèles.
Les définitions à savoir par cœur
| Le mot | Sa définition | Un exemple |
|---|---|---|
| une espèce | L’ensemble des individus qui se ressemblent, qui se reproduisent entre eux et dont la descendance est fertile. | Tous les humains sont de l’espèce Homo sapiens. |
| un caractère | Un attribut ou une particularité d’un individu, observable à l’œil nu, au microscope ou par analyse, qui permet de distinguer un individu d’un autre, ou une espèce d’une autre. | La couleur des yeux, le groupe sanguin. |
| un caractère spécifique | Un caractère propre à l’espèce, partagé par tous les individus de l’espèce : c’est l’unité de l’espèce. | La bipédie et le pouce opposable chez l’humain. |
| une variation individuelle | Un caractère individuel : une particularité propre à un individu, qui le rend unique et différent des autres individus de l’espèce : c’est la diversité. | La couleur de la peau, la forme du visage. |
| un caractère héréditaire | Un caractère qui se transmet de génération en génération (on dit aussi caractère génétique). | Le lobe de l’oreille collé ou libre. |
| un caractère inné | Un attribut présent dès la naissance et transmis par hérédité. | Le groupe sanguin. |
| un caractère acquis | Un attribut qui apparaît au cours de la vie d’un individu. | Le bronzage, les muscles d’un sportif. |
| une population | L’ensemble des individus d’une même espèce qui partagent un même milieu de vie. | Les coccinelles asiatiques d’un jardin. |
| le phénotype | L’ensemble des caractères observables d’un individu au sein d’une population, dans des conditions du milieu données. | Groupe sanguin A, yeux bleus, lobe libre. |
| les variations individuelles héréditaires | Des caractères que l’on trouve chez certains individus et qui sont transmis aux générations suivantes. | La couleur des yeux. |
| les variations individuelles non héréditaires | Des caractères liés à un apprentissage ou à une culture (le langage), ou modifiés par l’environnement. | Parler chinois, la souplesse d’une danseuse. |
| la cellule-œuf | La toute première cellule d’un organisme, formée à la fécondation par l’union d’un spermatozoïde et d’un ovule. | Toutes les cellules du corps viennent de ses divisions. |
| un chromosome | Un élément du noyau, formé d’une longue molécule d’ADN ; il est visible au microscope quand la cellule se divise. | L’humain a 23 paires de chromosomes. |
| l’ADN | La molécule qui forme les chromosomes : c’est le support de l’information héréditaire. | Chaque chromosome est une seule longue molécule d’ADN. |
| un gène | Une portion (un fragment) d’ADN d’un chromosome qui porte l’information d’un caractère héréditaire. | Le gène ABO du groupe sanguin, sur le chromosome 9. |
| la transgénèse | Le transfert d’un gène d’un être vivant dans l’ADN d’un autre être vivant, souvent d’une autre espèce. | Le gène humain de l’insuline placé dans une bactérie. |
| un OGM | Un organisme génétiquement modifié : un être vivant qui a reçu un gène d’un autre être vivant. | Les bactéries qui produisent de l’insuline humaine. |
| un clone | Un individu qui a la même information héréditaire que celui qui a donné le noyau. | La brebis Dolly. |
| les chromosomes homologues | Les deux chromosomes d’une même paire : ils portent les mêmes gènes, au même endroit. | Les deux chromosomes 9. |
| un allèle | Une version d’un gène. Chaque chromosome d’une paire porte un allèle du gène : il y en a donc deux exemplaires. | Les allèles A, B et O du gène ABO. |
| le génotype | L’ensemble des allèles d’un individu pour un gène : les deux allèles de la paire de chromosomes. | Le génotype (A//O). |
| homozygote | Un individu qui a deux allèles identiques pour un gène. | (O//O) ou (A//A). |
| hétérozygote | Un individu qui a deux allèles différents pour un gène. | (A//O) ou (A//B). |
| un allèle dominant | Un allèle qui s’exprime toujours quand il est présent, même en un seul exemplaire. | Les allèles A et B. |
| un allèle récessif | Un allèle qui ne s’exprime que s’il est présent en deux exemplaires (on dit aussi non dominant). | L’allèle O. |
Activité 1a : les caractères des individus
Problématique : qu’est-ce qui permet d’identifier un individu comme appartenant à une espèce ? À la rentrée, le professeur reçoit la liste de ses élèves : ils sont tous de l’espèce humaine, mais il doit pouvoir distinguer chacun d’eux.
Document 1 : des photographies de plusieurs humains (Homo sapiens). Tous ont deux yeux, un nez, une bouche, des cheveux et des sourcils, mais la couleur de leurs yeux, de leur peau, de leurs cheveux et la forme de leur nez sont différentes.
Document 2 : il existe 4 groupes sanguins, A, B, AB et O. Ce caractère ne se voit pas : c’est la présence de molécules A et B à la surface des hématies (les globules rouges) qui détermine le groupe sanguin.
Document 3 : des éléphants de savane d’Afrique, de l’espèce Loxodonta africana. On les distingue par la taille et la forme de leurs défenses, la taille de leur trompe, la forme de leurs oreilles et leurs cicatrices.
Document 4 : les fleurs de belles-de-nuit ne s’ouvrent qu’au crépuscule, d’où leur nom. Chaque fleur est un long tube étroit de 2 à 6 cm, avec 6 étamines de tailles inégales et un pistil qui protège l’ovule. Leurs pétales sont rouges, roses, jaunes, blancs ou panachés : chez la plupart des espèces, un même caractère peut prendre plusieurs formes, comme la couleur des fleurs.
Document 5 : un mélanocyte, une cellule de la peau humaine vue au microscope. Il contient plus ou moins d’un pigment noir, la mélanine. Cette quantité détermine la couleur de la peau ; elle varie selon l’origine de la personne et l’exposition au soleil.
Document 6 : des coccinelles asiatiques, Harmonia axyridis. Ce sont des coléoptères : une paire d’ailes rigides, les élytres, recouvre une paire d’ailes membraneuses. Leurs élytres n’ont pas la même couleur (orange, rouge, noire), ni le même nombre, la même forme ou la même taille de points.
Activité 1a : les caractères spécifiques de chaque espèce
| L’espèce | Ses caractères spécifiques, communs à tous | Des variations individuelles |
|---|---|---|
| l’espèce humaine | Mammifère, bipède, 4 membres (les membres inférieurs plus longs), un pouce opposable, deux yeux, un nez, une bouche. | La couleur des yeux, de la peau et des cheveux, la forme du nez, le groupe sanguin. |
| l’éléphant d’Afrique | Mammifère de grande taille, 2 grandes oreilles, 2 défenses chez les mâles et les femelles, une longue trompe, 4 membres de même taille. | La taille des défenses et de la trompe, la forme des oreilles, les cicatrices. |
| la belle-de-nuit | Une tige, des racines, des sépales verts, des pétales colorés en long tube, 6 étamines et un pistil ; elle s’ouvre au crépuscule. | Couleur des pétales (rouge, rose, jaune, blanc), forme et taille des fleurs. |
| la coccinelle asiatique | Coléoptère : 3 paires de pattes articulées, 2 paires d’ailes dont une paire rigide (les élytres) qui recouvre une paire d’ailes membraneuses. | Couleur des élytres, nombre, forme et taille des points. |
Activité 1a : la diversité à toutes les échelles
| À l’échelle | Ce qui varie d’un individu à l’autre | Le document |
|---|---|---|
| de l’organisme et des organes | La couleur de la peau, des yeux et des cheveux, la forme du nez, des paupières, des oreilles. | Les humains (doc. 1), les éléphants, les belles-de-nuit, les coccinelles (doc. 3, 4 et 6). |
| des cellules | La quantité de mélanine dans les mélanocytes, les cellules de la peau. | Le mélanocyte (doc. 5). |
| des molécules | Les molécules A et B à la surface des globules rouges, qui donnent le groupe sanguin. | Groupes sanguins (doc. 2). |
Activité 1a : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. Quels caractères permettent de distinguer les éléphants du troupeau (doc. 3) ? | La taille et la forme des défenses, la taille de la trompe, la forme des oreilles, les cicatrices. Pour les belles-de-nuit : la couleur, la forme et la taille des fleurs ; pour les coccinelles : la couleur des élytres et les points. |
| 2. Montre qu’il existe une diversité chez les belles-de-nuit et les coccinelles asiatiques. | Les fleurs de belles-de-nuit n’ont pas toutes la même couleur. Les coccinelles n’ont pas la même couleur d’élytres ni le même nombre, la même forme et la même taille de points. Il existe donc une grande diversité au sein de chaque population. |
| 3. Présente dans un tableau les caractères qui permettent de reconnaître chaque espèce. | Voir le tableau des caractères spécifiques : ce sont les caractères communs à tous les individus de l’espèce. |
| 4. Montre que la diversité s’observe à l’échelle des organes, des cellules et des molécules. | Organes : la couleur de la peau, la forme du nez. Cellules : la quantité de mélanine dans les mélanocytes. Molécules : les molécules A et B des globules rouges, qui donnent le groupe sanguin. |
| 5. Construis un tableau des points communs et des différences entre les humains des photos. | Points communs : deux yeux, une bouche, un nez, des cheveux, des sourcils. Différences : la couleur des yeux, la forme du nez, la couleur de la peau, la couleur des cheveux. |
| 6. Quels types de caractères permettent de différencier les individus d’une espèce ? | Les variations individuelles (les caractères individuels) : elles s’observent à l’échelle de l’organisme, des cellules et des molécules. Les caractères spécifiques, eux, sont communs à tous. |
Corrige tes réponses de l’activité 1
Dans le tableau des caractères spécifiques de la coccinelle, tu as ajouté « points et couleur des élytres ». C’est faux : ces caractères changent d’une coccinelle à l’autre, ce sont des variations individuelles. Un caractère spécifique est commun à tous les individus de l’espèce.
Question 4 : la mélanine n’est pas une cellule, c’est un pigment (une molécule). La cellule, c’est le mélanocyte ; ce qui varie à l’échelle des cellules, c’est la quantité de mélanine qu’il contient.
Question 4 : « des problèmes au cœur ou aux poumons » ne montre pas la diversité des organes. Donne un caractère des documents : la couleur de la peau, la forme du nez ou des paupières.
Question 6 : la question demande des types de caractères. Ne donne pas seulement des exemples (la couleur de peau, des cheveux) : écris « les variations individuelles », puis donne les exemples.
Activité 1b, question 3 : « comment mettre en évidence » demande une méthode. Une maladie ou la couleur de peau sont des exemples de caractères, pas une méthode. La méthode : observer la transmission du caractère sur plusieurs générations, dans un arbre généalogique ou par des croisements.
Activité 1b : des caractères transmis de génération en génération
Problématique : comment peut-on mettre en évidence un caractère héréditaire ?
Document 1 : un arbre généalogique d’une famille sur 3 générations (grands-parents, parents, enfants). Un arbre généalogique permet de connaître le phénotype de chaque membre de la famille, par exemple le lobe de l’oreille collé ou libre. Quand un caractère se retrouve chez des parents et chez leurs descendants, sur plusieurs générations, il est sans doute héréditaire.
Document 2 : à la fin du XIXe siècle, Gregor Mendel (1822-1884), un moine autrichien, a étudié pendant 9 ans la transmission des caractères chez le pois. Il croise un pois à graines lisses et jaunes avec un pois à graines ridées et vertes. À la première génération, toutes les graines sont lisses et jaunes. Aux générations suivantes, 4 aspects apparaissent : lisse et jaune, lisse et verte, ridée et jaune, ridée et verte.
Document 3 : chez le pois, les individus diffèrent par la taille de la tige, la couleur des fleurs (blanches ou violettes), la forme des graines (lisses ou ridées) et leur couleur (jaunes ou vertes).
Conclusion : un caractère est héréditaire s’il se transmet de génération en génération. On le met en évidence en suivant ce caractère dans une famille (arbre généalogique) ou par des croisements (comme Mendel).
Activité 1b : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. Donne des caractères qui pourraient être héréditaires chez l’humain et chez le pois. Justifie. | Chez l’humain : le lobe de l’oreille (collé ou libre), la couleur des cheveux, des yeux. Chez le pois : la forme des graines (lisses ou ridées), leur couleur (jaunes ou vertes), la couleur des fleurs, la taille de la tige. Ils sont héréditaires car on les retrouve chez les parents et chez leurs descendants, d’une génération à l’autre. |
| 2. Note la définition d’un caractère héréditaire. | Un caractère héréditaire est un caractère qui se transmet de génération en génération. |
| 3. Comment peut-on mettre en évidence un caractère héréditaire ? | En observant sa transmission sur plusieurs générations : dans un arbre généalogique ou par des croisements, comme Mendel chez le pois. Si le caractère se retrouve chez les parents et chez leurs descendants, il est héréditaire. |
Activité 1c : des caractères modifiés par l’environnement
Problématique : comment les caractères d’un individu peuvent-ils être modifiés par l’environnement ?
Document 1 : en été et dans les plaines, le pelage de l’hermine est brun clair. En hiver ou en montagne, lorsque la température est basse, son pelage est blanc. Le facteur est la température.
Document 2 : la couleur des hortensias dépend de l’acidité du sol. Sol acide (pH 4), riche en aluminium : fleurs bleues. pH 5 : fleurs violettes. Sol neutre ou basique (pH 7), pauvre en aluminium : fleurs roses ou rouges. Le facteur est l’acidité du sol.
Document 3 : deux hêtres communs, de la même espèce. Celui du milieu venté a un « port en drapeau » : ses branches poussent dans le sens du vent. Si l’on sème ses graines dans un milieu peu venté, les arbres obtenus n’ont pas cette allure : ce caractère n’est pas héréditaire, il est dû au vent.
Document 4 : des caractères acquis chez l’humain. La souplesse d’une danseuse classique vient de ses exercices. Le bras gauche de Rafael Nadal, joueur de tennis espagnol gaucher, est plus musclé que son bras droit. Les traces de bronzage viennent de l’exposition au soleil. Le facteur est le mode de vie : l’activité physique, l’exposition au soleil.
Conclusion : l’environnement (température, acidité du sol, vent, soleil, mode de vie, alimentation) peut modifier le phénotype d’un individu au cours de sa vie. Ces caractères acquis ne sont pas transmis aux descendants.
Activité 1c : quel facteur de l’environnement ?
| L’être vivant | Le caractère modifié | Le facteur de l’environnement |
|---|---|---|
| l’hermine (animal) | Pelage brun clair en été, blanc en hiver | la température |
| l’hortensia (végétal) | Fleurs bleues en sol acide, roses en sol neutre | l’acidité du sol (le pH, l’aluminium) |
| le hêtre (végétal) | Port en drapeau, branches dans le sens du vent | le vent |
| la danseuse (humain) | La souplesse | le mode de vie : l’entraînement |
| Rafael Nadal (humain) | Un bras plus musclé que l’autre | le mode de vie : le sport |
| un humain au soleil | Le bronzage, la couleur de la peau | l’exposition au soleil |
Activité 1c : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. Donne des exemples de caractères modifiés par l’environnement chez l’hermine, l’hortensia et l’humain, avec le facteur. | Hermine : le pelage devient blanc en hiver, à cause de la température basse. Hortensia : les fleurs sont bleues en sol acide (pH 4) et roses en sol basique (pH 7), à cause de l’acidité du sol. Humain : la souplesse et les muscles viennent de l’activité physique, le bronzage de l’exposition au soleil. |
| 2. Comment les caractères d’un individu peuvent-ils être modifiés par l’environnement ? | Au cours de la vie, les conditions du milieu (température, acidité du sol, vent, soleil) et le mode de vie (sport, alimentation) modifient certains caractères. Exemple animal : l’hermine ; exemple végétal : l’hortensia ou le hêtre ; exemple humain : les muscles de Nadal ou le bronzage. |
Bilan de l’activité 1 : la diversité des individus au sein d’une espèce
Une espèce est l’ensemble des individus qui se ressemblent, qui se reproduisent entre eux et dont la descendance est fertile.
1. Les caractères spécifiques et les variations individuelles. Au sein d’une espèce, tous les individus possèdent des caractères partagés par tous : ce sont les caractères spécifiques (propres à l’espèce). On parle d’unité des individus d’une espèce. Exemple : pour l’espèce humaine, la bipédie, la face.
Cependant, les individus d’une même espèce ne sont pas totalement identiques. Ils présentent des caractères qui leur sont propres et qui les rendent uniques : ce sont les caractères individuels, ou variations individuelles. Ce sont elles qui expliquent la diversité des individus au sein d’une espèce. Elles existent à différentes échelles : organisme, organes, cellules et molécules. Exemple : la forme du visage, la couleur de la peau, des yeux.
2. Caractères héréditaires et non héréditaires. Les caractères transmis entre les générations sont des caractères héréditaires (ou génétiques). Tous les caractères spécifiques et une part des variations individuelles sont héréditaires : on dit aussi qu’ils sont innés. Une autre part des variations individuelles n’est pas héréditaire : elle est acquise par apprentissage ou modifiée par l’environnement.
3. Les effets de l’environnement sur le phénotype. Certains caractères peuvent être modifiés au cours du temps par les conditions de l’environnement : le phénotype d’un individu est donc modifié par l’environnement. Exemples : l’activité physique développe la musculature et la souplesse ; l’alimentation peut entraîner des maladies cardiovasculaires, l’obésité ou une anorexie ; le bronzage suit une exposition au soleil ; un bébé né en France et élevé en Chine parlera le chinois.
Remarque : certains caractères sont multifactoriels, ils dépendent à la fois des gènes et de l’environnement. Le phénotype est l’ensemble des caractères observables d’un individu au sein d’une population dans des conditions du milieu données. Il est constitué des caractères spécifiques hérités de son espèce et de caractères individuels variables d’un individu à l’autre, héréditaires et/ou acquis.
Rappels : les échelles du vivant et la reproduction sexuée
Les différentes échelles d’un organisme, de la plus petite à la plus grande : cellules, tissus, organes, appareils, organisme.
Les étapes de la reproduction sexuée : l’individu mâle produit des spermatozoïdes et l’individu femelle produit des ovules. Lors de l’accouplement a lieu la fécondation : un spermatozoïde et un ovule s’unissent et leurs noyaux fusionnent. Il se forme une cellule-œuf, qui se divise et devient un embryon, puis un nouvel individu, mâle ou femelle, qui pourra à son tour se reproduire.
Le spermatozoïde est la cellule reproductrice mâle, l’ovule la cellule reproductrice femelle : ce sont les gamètes. La cellule-œuf est la toute première cellule de l’organisme. L’information qui permet l’expression des caractères héréditaires (spécifiques et variations individuelles héréditaires) est présente dans la cellule-œuf dès la fécondation.
Activité 2 : où se trouve l’information héréditaire dans la cellule ?
Le problème scientifique : où est localisée, dans la cellule-œuf, l’information qui permet l’expression des caractères héréditaires ?
Document 1 : une cellule animale (la cellule-œuf, ou une cellule de la bouche observée au microscope, grossissement x400) est formée de 3 éléments : la membrane plasmique, qui l’entoure ; le cytoplasme, qui la remplit ; le noyau.
Trois hypothèses : l’information héréditaire est dans la membrane plasmique ; elle est dans le cytoplasme ; elle est dans le noyau.
La conséquence vérifiable de l’hypothèse du noyau : si l’information est dans le noyau, alors un individu obtenu à partir d’une cellule-œuf qui a reçu le noyau d’un autre individu aura les caractères de celui qui a donné le noyau.
Activité 2 : les hypothèses et leurs conséquences vérifiables
| Je suppose que l’information est… | Alors, si l’hypothèse est juste… | Le résultat de l’expérience |
|---|---|---|
| dans la membrane plasmique | Le souriceau sera blanc, comme la souris qui a donné la membrane. | Il est noir : hypothèse rejetée. |
| dans le cytoplasme | Il sera blanc lui aussi : le cytoplasme vient de la souris blanche. | Rejetée aussi : il est noir. |
| dans le noyau | Un souriceau noir, comme la souris qui a donné le noyau. | Validée : le souriceau est noir. |
Activité 2 : l’expérience du transfert de noyau chez la souris
Des souris blanches croisées entre elles donnent toujours des souriceaux blancs ; des souris noires donnent des souriceaux noirs. Ces variétés ont les mêmes caractères spécifiques mais des caractères individuels différents.
Document 2 : on prélève une cellule-œuf chez une souris blanche (femelle fécondée par un mâle blanc) et on lui enlève son noyau. On prélève une cellule-œuf chez une souris noire (femelle fécondée par un mâle noir) et on en retire le noyau. On transfère ce noyau dans la cellule-œuf sans noyau de la souris blanche.
La cellule-œuf ainsi formée se divise et devient un embryon, implanté dans l’utérus d’une mère porteuse marron. Il naît un souriceau noir.
Le souriceau a la membrane et le cytoplasme de la souris blanche, il a grandi dans une mère marron, mais il est noir comme la souris qui a donné le noyau. L’information qui détermine la couleur du pelage est donc dans le noyau.
Ce qu’il faut savoir en plus : dans le noyau, l’information est portée par les chromosomes. Chaque chromosome est constitué d’une longue molécule d’ADN. Les chromosomes ne sont visibles que lorsque la cellule se divise : l’ADN est alors enroulé, condensé. En dehors des divisions, l’ADN est déroulé et les chromosomes ne sont plus visibles.
Activité 2 : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. Quel est le problème scientifique soulevé ? | Où est localisée, dans la cellule-œuf, l’information qui permet l’expression des caractères héréditaires ? |
| 2. Légende la cellule-œuf : ses 3 éléments. | La membrane plasmique, le cytoplasme et le noyau. |
| 3a. Formule trois hypothèses. | L’information héréditaire est dans la membrane plasmique ; ou dans le cytoplasme ; ou dans le noyau. |
| 3b. Donne la conséquence vérifiable de chaque hypothèse. | Si elle est dans la membrane ou le cytoplasme, le souriceau sera blanc comme la souris qui les a donnés ; si elle est dans le noyau, il sera noir comme la souris qui a donné le noyau. |
| 4. Quels sont les phénotypes des souris de l’expérience ? | La souris qui donne la cellule sans noyau est blanche, celle qui donne le noyau est noire, la mère porteuse est marron, et le souriceau obtenu est noir. |
| 5. Pourquoi enlève-t-on le noyau d’un des ovules fécondés ? | Pour que la nouvelle cellule-œuf n’ait qu’un seul noyau, celui de la souris noire : on peut alors savoir si l’information de la couleur vient du noyau ou du reste de la cellule. |
| 6. Explique comment le souriceau noir a été obtenu et l’origine de chaque constituant. | Sa cellule-œuf a la membrane et le cytoplasme de la cellule-œuf de la souris blanche et le noyau de la cellule-œuf de la souris noire. Elle s’est divisée en embryon, qui s’est développé dans l’utérus de la mère porteuse marron. Le souriceau est noir, comme la souris qui a donné le noyau. |
| 7. Quelles hypothèses sont rejetées, laquelle est validée ? | Les hypothèses de la membrane et du cytoplasme sont rejetées (fausses) ; l’hypothèse du noyau est validée : l’information héréditaire est dans le noyau. |
| 8. Où est l’information de la couleur du pelage dans toutes les cellules de la souris ? | Toutes les cellules viennent des divisions successives de la cellule-œuf : l’information de la couleur du pelage se trouve donc dans le noyau de toutes les cellules de la souris. |
Activité 3 : le clonage de la brebis Dolly
Problématique : les noyaux de toutes les cellules d’un organisme possèdent-ils la même information qui détermine les caractères héréditaires ?
En 1996, deux chercheurs écossais, Ian Wilmut et Keith Campbell, clonent un mammifère pour la première fois : la brebis Dolly (1996-2003), née d’une expérience de transfert de noyau.
Étape 1 : on prélève des cellules sur le pis (la glande mammaire) de la brebis originale ; ce sont des cellules adultes, spécialisées. On extrait leur noyau, qui contient les données génétiques (l’ADN). On prélève un ovule non fécondé sur une agnelle X et on lui retire son noyau.
Étape 2, l’électrofusion : on place le noyau de la brebis originale dans l’ovule sans noyau ; un choc électrique provoque la division de cette cellule.
Étape 3, la transplantation : l’embryon est transplanté dans l’utérus d’une brebis porteuse. Étape 4 : Dolly naît ; c’est une copie identique à la brebis originale, qui a donné le noyau.
Dans l’expérience réelle, la brebis qui a donné le noyau avait la tête blanche ; l’agnelle qui a donné l’ovule et la porteuse avaient la tête noire. Dolly avait la tête blanche.
Conclusion : le noyau d’une cellule adulte (ici du pis) contient toute l’information héréditaire de l’individu. Les noyaux de toutes les cellules d’un organisme possèdent la même information, sauf les gamètes (spermatozoïdes et ovules), qui n’en ont que la moitié.
Activité 3 : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. De quelles brebis viennent les constituants de la cellule-œuf de Dolly ? | Le noyau vient d’une cellule du pis de la brebis originale. La membrane et le cytoplasme viennent de l’ovule de l’agnelle X, dont on a retiré le noyau. L’embryon s’est développé dans l’utérus de la brebis porteuse. |
| 2. Quelle est l’hypothèse testée ? | Le noyau d’une cellule de glande mammaire (une cellule adulte, différenciée) contient toutes les informations qui déterminent les caractères de l’individu et permet donc de le « reconstruire ». |
| 3. Quel est le résultat de l’expérience ? | On obtient Dolly, identique à la brebis originale qui a donné le noyau. |
| 4. Dolly aurait-elle été différente avec une cellule de la peau de la brebis blanche ? Justifie. | Non. Une cellule de la peau de la brebis qui donne le noyau contient la même information dans son noyau qu’une cellule du pis, car toutes ses cellules viennent des divisions de la même cellule-œuf. Dolly aurait été la même, avec la tête blanche. |
| 5. Que peux-tu en conclure ? | Le noyau de n’importe quelle cellule du corps contient toute l’information héréditaire de l’individu : il permet d’obtenir un individu identique, un clone. |
| 6. Réponds à la problématique. | Oui : les noyaux de toutes les cellules d’un organisme (sauf les gamètes) possèdent la même information qui détermine les caractères héréditaires. |
Reproduction sexuée ou clonage ?
| Ce qu’on compare | La reproduction sexuée | Le clonage |
|---|---|---|
| D’où vient le noyau de la cellule-œuf ? | De la fusion des noyaux d’un spermatozoïde et d’un ovule : deux parents. | D’une seule cellule du corps d’un individu, placée dans un ovule sans noyau. |
| Le nouvel individu | Il est unique : il mélange l’information de ses deux parents. | Il a la même information héréditaire que l’individu qui a donné le noyau. |
| Un exemple | La naissance de chacun de nous. | La brebis Dolly, en 1996. |
Activité 4 : l’ADN, les chromosomes et les gènes
Nous savons que l’information héréditaire est dans le noyau des cellules, contenue dans les chromosomes, visibles au microscope optique quand la cellule se divise. Le chromosome est constitué d’ADN : c’est donc l’ADN qui détermine les caractères héréditaires.
Situation : chaque chromosome est une longue molécule d’ADN. Cette molécule contient différentes zones, chacune portant une information précise : une zone détermine le groupe sanguin, une autre la couleur des yeux, une autre la forme des cheveux.
Le problème scientifique : qu’est-ce qui porte, dans un chromosome, l’information qui détermine un caractère héréditaire ?
De la plus grande à la plus petite : le noyau contient les chromosomes ; un chromosome est une longue molécule d’ADN ; un gène est une portion de cette molécule d’ADN.
Activité 4 : la transgénèse, transférer un gène
Document 1, la production industrielle d’insuline humaine : 1. on récupère dans l’ADN humain le gène de l’insuline (un fragment d’ADN) ; 2. on l’insère dans le chromosome d’une bactérie ; 3. la bactérie produit de l’insuline, ainsi que toutes les bactéries issues de ses divisions. C’est un caractère nouveau, transféré par le gène humain. L’insuline est une protéine, une hormone qui régule la glycémie (le taux de sucre dans le sang) ; elle est indispensable pour soigner certaines formes de diabète.
Document 2, Alba, le lapin fluorescent : on récupère dans l’ADN d’une méduse le gène de la GFP (Green Fluorescent Protein), une protéine fluorescente verte produite naturellement par la méduse. On l’introduit dans un chromosome d’une cellule-œuf de lapin : Alba est fluorescent. Alba a été présenté comme une œuvre d’art par Eduardo Kac, professeur à l’institut de l’art de Chicago ; il est mort en 2002 sans jamais sortir de son laboratoire. La fiche écrit « luciférine » entre parenthèses : retiens la GFP, une protéine fluorescente, comme le dit la suite du document.
Documents 3 et 4, le gène SRY : pour savoir si tout le chromosome Y est nécessaire pour déterminer le sexe chez la souris, des scientifiques ont extrait seulement un fragment d’ADN du chromosome Y contenant le gène SRY. Ils l’ont introduit dans un chromosome d’embryons de souris femelles, qui ont deux chromosomes X. Ces embryons ont développé des testicules : ils sont devenus des souris mâles. C’est donc le gène SRY qui détermine le sexe mâle.
La transgénèse est le transfert d’un gène d’un être vivant à un autre. Un être vivant qui a reçu un gène d’un autre est un OGM, un organisme génétiquement modifié. Elle marche entre espèces différentes, de l’humain à la bactérie ou de la méduse au lapin : l’ADN et les gènes sont les mêmes « langage » chez tous les êtres vivants.
Activité 4 : les trois expériences de transgénèse
| L’expérience | Le gène et son donneur | L’être vivant qui le reçoit | Le caractère transféré |
|---|---|---|---|
| Document 1, l’insuline | Gène de l’insuline, pris à un humain | Une bactérie | La production d’insuline humaine |
| Document 2, Alba | GFP, le gène d’une méduse | Cellule-œuf de lapin | La fluorescence |
| Documents 3 et 4, SRY | SRY, sur le chromosome Y d’une souris mâle | Embryon de souris femelle (XX) | Le sexe mâle (des testicules) |
Activité 4 : le sexe des tortues d’Hermann
Document 5 : le pourcentage de femelles qui naissent en fonction de la température d’incubation des œufs.
Je lis le graphique : en dessous de 28 °C, il naît presque 0 % de femelles, donc presque uniquement des mâles. Entre 28 et 32 °C (la température de transition), le pourcentage de femelles augmente vite. Au-dessus de 32 °C, il naît 100 % de femelles.
J’en déduis une hypothèse : chez la tortue d’Hermann, le sexe n’est pas déterminé par un gène comme SRY, mais par la température d’incubation des œufs, un facteur de l’environnement.
Attention au sens : c’est quand il fait plus froid (moins de 28 °C) qu’il naît des mâles, et quand il fait plus chaud (plus de 32 °C) qu’il naît des femelles.
Activité 4 : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. Quel est le problème scientifique ? | Qu’est-ce qui porte, dans un chromosome, l’information qui détermine un caractère héréditaire ? |
| 2. Quel caractère est transféré dans le document 1, puis dans le document 2 ? | Document 1 : la production d’insuline humaine. Document 2 : la fluorescence. |
| 3. Comment appelle-t-on l’élément qui a permis de transférer ces caractères ? | Un gène : un fragment d’ADN. |
| 4. Comment fait-on pour que des bactéries produisent de l’insuline humaine ? | On récupère le gène de l’insuline dans l’ADN humain et on l’insère dans le chromosome d’une bactérie : c’est la transgénèse. La bactérie et toutes celles issues de ses divisions produisent de l’insuline ; ce sont des OGM. |
| 5. Décris l’expérience du document 2. | On récupère le gène de la GFP dans l’ADN d’une méduse et on l’insère dans un chromosome d’une cellule-œuf de lapin. L’embryon se développe : le lapin Alba est fluorescent. |
| 6. Décris l’expérience qui a changé le sexe des souris. | On prélève le gène SRY sur le chromosome Y d’une souris mâle et on l’insère dans un chromosome d’un embryon de souris femelle (XX). L’embryon développe des testicules et devient mâle : c’est le gène SRY qui détermine le sexe mâle. |
| 7. Réponds à la problématique. | Ce sont les gènes, des portions d’ADN des chromosomes, qui portent l’information qui détermine les caractères héréditaires. |
| 8. Analyse le graphique du document 5 et propose une hypothèse. | En dessous de 28 °C, il naît presque uniquement des mâles ; entre 28 et 32 °C, le pourcentage de femelles augmente ; au-dessus de 32 °C, il naît 100 % de femelles. Hypothèse : chez la tortue d’Hermann, le sexe est déterminé par la température d’incubation des œufs. |
Activité 10 : plusieurs versions d’un même gène, les allèles
Rappel : les chromosomes sont dans le noyau des cellules et sont constitués d’ADN. L’information génétique se présente sous forme de gènes. Un gène se situe au même endroit sur les deux chromosomes homologues d’une même paire : les chromosomes homologues portent les mêmes gènes, et il existe 2 exemplaires de chaque gène.
Situation : tous les humains ont 23 paires de chromosomes dans chacune de leurs cellules et possèdent les mêmes gènes. Pourtant, ils ont des phénotypes différents : groupe sanguin, couleur des yeux ou des cheveux. Problématique : comment un seul gène peut-il être responsable de plusieurs phénotypes ?
Document 1 : au microscope électronique (x2700), les globules rouges (hématies) se ressemblent tous, quel que soit le groupe sanguin. Les molécules de leur surface sont trop petites pour être vues.
Document 2 : le groupe sanguin est un caractère héréditaire déterminé par un seul gène, le gène ABO, porté par le chromosome n°9. Tous les humains ont ce gène, mais l’information qu’il porte n’est pas la même pour tous : ce sont des versions différentes du gène, les allèles. Les globules rouges, qui transportent le dioxygène, portent des molécules différentes : groupe A, des molécules A ; groupe B, des molécules B ; groupe AB, des molécules A et B ; groupe O, aucune de ces molécules.
Document 4 : chaque chromosome d’une paire porte un allèle du gène. Les allèles A et B s’expriment toujours quand ils sont présents : ils sont dominants. L’allèle O ne s’exprime que s’il est présent en 2 exemplaires : il est récessif (non dominant). A et B, présents ensemble, s’expriment tous les deux (groupe AB) : on dit qu’ils sont codominants.
On écrit le génotype entre parenthèses, avec les deux allèles séparés par deux traits, un par chromosome : (A//O). On écrit le phénotype entre crochets : [A].
Activité 10 : le tableau des groupes sanguins complété
| Le groupe sanguin (phénotype) | Les molécules des globules rouges | Les génotypes possibles | La relation entre les allèles |
|---|---|---|---|
| Groupe A, [A] | Molécules A | (A//A) homozygote ou (A//O) hétérozygote | A est dominant sur O. |
| Groupe B, [B] | Molécules B | (B//B) homozygote ou (B//O) hétérozygote | B est dominant sur O. |
| Groupe AB, [AB] | Molécules A et molécules B | (A//B) hétérozygote | A et B s’expriment tous les deux : ils sont codominants. |
| Groupe O, [O] | Aucune de ces molécules | (O//O) homozygote seulement | O est récessif : il ne s’exprime qu’en deux exemplaires. |
Activité 10 : les réponses attendues
| La question | La réponse à écrire |
|---|---|
| 1. Propose une problématique. | Comment un seul gène peut-il être responsable de plusieurs phénotypes ? |
| 2. Sur quel chromosome se trouve le gène du groupe sanguin ? | Sur la paire de chromosomes n°9. |
| 3. Comment s’appellent les versions différentes d’un gène ? | Des allèles. |
| 4. Qu’est-ce qui définit le groupe sanguin dans le système ABO ? | Les molécules présentes à la surface des globules rouges : molécules A, molécules B, les deux ou aucune. |
| 5. Explique l’origine des molécules de surface. | Elles viennent des allèles du gène ABO, sur la paire de chromosomes 9 : l’allèle A donne les molécules A, l’allèle B les molécules B, l’allèle O ne donne aucune molécule. |
| 6. Complète le schéma du groupe AB. | Une paire de chromosomes 9 : un chromosome porte l’allèle A, l’autre l’allèle B ; le globule rouge porte des molécules A et B. |
| 7. Représente les allèles sur chaque paire de chromosomes. | Groupe A : A et A, ou A et O. Groupe B : B et B, ou B et O. Groupe AB : A et B. Groupe O : O et O. |
| 8. Combien de versions différentes existe-t-il pour le gène du groupe sanguin ? | Trois : les allèles A, B et O. |
Pour aller plus loin : comment le groupe sanguin se transmet
Chaque parent donne à son enfant un seul chromosome de chaque paire, donc un seul allèle de chaque gène, par son gamète (spermatozoïde ou ovule). L’enfant a donc un allèle de son père et un allèle de sa mère.
Exemple : un père (A//O), de groupe A, et une mère (B//O), de groupe B. Le père donne A ou O, la mère donne B ou O. Leurs enfants peuvent être (A//B) de groupe AB, (A//O) de groupe A, (B//O) de groupe B ou (O//O) de groupe O. Deux parents A et B peuvent donc avoir un enfant de groupe O.
Les pièges du contrôle
Lis ce que la question demande. « Quels types de caractères » : réponds « variations individuelles » avant les exemples. « Comment mettre en évidence » : donne une méthode, pas un exemple. « Formule une hypothèse » : commence par « Je suppose que… ».
Pour un document, utilise la méthode : j’observe (je cite le document et ses chiffres), je sais (une connaissance de la leçon), j’en déduis (la conclusion).
La mélanine est une molécule ; le mélanocyte est la cellule. Le gène est une portion d’ADN ; l’ADN forme le chromosome ; le chromosome est dans le noyau.
Dolly : le noyau vient de la brebis originale (cellule du pis), pas de l’agnelle X ; l’agnelle X donne seulement l’ovule sans noyau. Dolly ressemble toujours à celle qui a donné le noyau.
Tortue d’Hermann : moins de 28 °C, des mâles ; plus de 32 °C, des femelles. Ne confonds pas les signes « plus grand que » et « plus petit que ».
Un caractère acquis (muscles, bronzage, port en drapeau) n’est pas transmis aux enfants : les graines du hêtre en drapeau donnent des arbres droits dans un milieu sans vent.
Exemple corrigé
Paul est du groupe sanguin A. Ses deux chromosomes 9 portent deux allèles différents. Écris son génotype, dis s’il est homozygote ou hétérozygote, et explique pourquoi il est du groupe A.
Paul a le génotype (A//O) : il est hétérozygote. Il est du groupe A car l’allèle A est dominant et l’allèle O est récessif.
1. Il est du groupe A, donc il a au moins un allèle A. 2. Ses deux allèles sont différents : l’autre ne peut pas être B (il serait AB), c’est donc O. 3. Deux allèles différents : il est hétérozygote. 4. L’allèle A s’exprime toujours (dominant) ; l’allèle O, seul, ne s’exprime pas (récessif) : ses globules rouges portent seulement des molécules A.
À ton tour : Léa est du groupe O. Quel est son génotype ? Réponse : (O//O). Elle est homozygote, car l’allèle O est récessif : il ne s’exprime que s’il est présent en deux exemplaires.
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